Collectif Catastrophe : l’art de la table rase !

ARTISTE DE LA SEMAINE #2

La scène émergente fourmille de pépites et chaque semaine présente son lot de trouvailles. Mais comme souvent, il faut savoir choisir. Ca tombe bien, si un artiste nous a fait crusher cette semaine, c’est bien le collectif Catastrophe. 

Doucement, au gré d’une sortie remarquée tous les six mois, le collectif Catastrophe distille son venin dans le monde des idées, à grands coups d’EP, d’essais et de tribunes. Mais qui se cache derrière la catastrophe ?

S’il est assez compliqué d’apposer des étiquettes sur ce collectif à trois têtes (ou quinze) mais sans visage, on peut néanmoins dire sans mal que le collectif Catastrophe a su réussir sa rentrée. Il y a quelques mois, le label Tricatel sortait l’EP « Soleil Noir » avec la délicieusement drôle « Party in my pussy ».


Quelques temps avant, le 22 septembre 2016, le collectif faisait ses premiers pas avec une tribune sur Libération, aux allures de manifeste générationnel : « Puisque tout est fini, alors tout est permis », invitant à sortir de l’impasse mentale du désabusement pour se projeter vers d’autres mondes possibles, en faisant sauter nos catégories de pensée, en inventant d’autres mots, en tissant un rapport poétique au monde. D’une grande sensibilité, ce texte est surtout doté d’une grande charge politique, plaçant le débat des idées – et c’est ce qui les différencie de Nuit Debout ou du Comité Invisible – à l’échelle du langage et de notre rapport au réel. 

En cette rentrée littéraire, le collectif choisissait la voie des mots pour sortir un ovni littéraire au titre aussi augural que mystérieux « La Nuit est encore Jeune », texte fragmentaire écris à mains multiples ouvrant autant de fenêtre sur la situation d’une génération confrontée à la sempiternelle Crise et à la lame de fond Dette. 

Définitivement l’une des plus belles surprises de la rentrée, certes noire mais pleine d’espoir, un brin cynique mais d’une lucidité joyeuse, pleine de militantisme poétique.
En janvier, lui paraîtra un disque parallèle La nuit est encore jeune dont vous pouvez déjà découvrir l’un des morceaux :

 

Alors que ce soit le casque aux oreilles, en PLS dans votre lit un livre à la main ou sur votre smartphone dans le métro, qu’importe la porté d’entrée dans la Catastrophe, vous serez emportés malgré vous.

>> Le Collectif Catastrophe sera en concert le 19 octobre au MaMA Festival et le 27 novembre à la Maison de la poésie.
>> Site internet 

Arnaud Idelon

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