Le 247 : territoire photographique

SPOT DE LA SEMAINE #3

Chaque semaine, Divercities vous dégote le meilleur spot entre libraires, disquaires, friches, galeries, salles de concerts, théâtres et cinémas indépendants, en fonction de sa brûlante actu et de sa belle programmation !

Troisième opus du « Spot de la Semaine » de Divercities : l’hyperactive galerie Le 247 dédiée à la photographie émergente.

Au coeur du 18ème, sur les pentes de Montmartre, la galerie « Le 247 » fondée par le photographe Simon Lourié et le vidéaste Thierry Villleneuve fait bouger les lignes de la scène photographique parisienne, depuis sa création en 2015.

Explorant l’image sous toutes ses formes et ses multiples représentations, la programmation du 247 se singularise par son appétence pour les travaux de photographes dont la démarche répond à une recherche éminemment personnelle, loin des modes, tendances ou mouvements. En oscillant entre diffusion de jeunes photographes prometteurs (Carlos Ayesta & Guillaume Bression et les zones vides de Fukushima, Sébastien Tixier et son groeland pastel…) ou de monstres de la photographie documentaire (Gil Rigoulet), le 247 poursuit la mission que ses deux fondateurs lui ont fixé : défendre une photographie de qualité et mettre à jour l’écriture singulière de photographes, plasticiens et vidéastes qui ont fait de l’image leur second langage. 

Gil Rigoulet, England 70’s-80’s

On vous en parle aujourd’hui tout particulièrement puisqu’après sa géniale série « Micronations » passant en revue les états autoproclamés au travers du globe en faisant le portrait de leurs fantasques souverains, Léo Delafontaine investit à nouveau la galerie pour un soloshow dédié à sa série « Arkitugol ». 

Léo Delafontaine, Arktikugol

Léo Delafontaine nous immerge dans les paysages de deux enclaves russes en Norvège, à 1000 km du Pôle Nord, dont il sonde la vie avec son humour coutumier, à mi-chemin entre documentaire géopolitique et dérive sur l’absurde. Une fois de plus c’est un micro-territoire, un micro « bout de monde » qui se donne à voir sous l’objectif d’un Léo Delafontaine qui privilégie les échelles réduites pour fouiller les contradictions des territoires qu’il prend pour terrain de jeux, bien souvent miroirs d’enjeux sociétaux bien au-delà de leurs frontières.

>> Découvrez l’exposition du 19 octobre au 22 novembre 2017.

>> Vernissage le 19 octobre à partir de 18h. 

Arnaud Idelon

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *